Agapes : Repas suivant la Divine Liturgie, en signe de charité et d’unité. A l’origine, il précédait la célébration.
Agrypnie : office de vigiles à l'occasion d’une solennité
Anaphore : Prière eucharistique correspondant au Canon de la Messe romaine.
Antidoron : Morceaux de pain qui restent des prosphores après que le prêtre a enlevé l’Agneau et les autres parcelles pendant la Proscomédie ; ces morceaux sont bénis pendant la Liturgie, mais non consacrés, et distribués aux fidèles après la communion ou après la Liturgie.
Apocatastase : Enseignement de la restauration universelle du cosmos dans son harmonie originelle à la fin des temps ; plus étroitement, salut universel de tous les hommes et les anges, y compris les démons. La doctrine de l’apocatastase était acceptée par plusieurs Pères de l'Eglise comme Origène, saint Grégoire de Nysse et les grands mystiques syriens Isaac de Ninive et Joseph Hazzaya. Elle a été condamnée en 553 par le Ve Concile œcuménique.
Apostiches : Versets psalmiques chantés à la fin des vêpres et des matines
Arghon : Un des signes de l’écriture neumatique du chant byzantin qui influent sur le temps.
Déisis : Intercession de la Mère de Dieu et des saints auprès du Seigneur tout-puissant.
En iconographie, une série d’icônes placées au-dessus des portes royales de l'iconostase, représentent l'intercession de l'Église pour le salut du monde. La partie centrale de la déisis représente le Christ, généralement assis en gloire sur un trône, avec, à sa droite, la Mère de Dieu, et à sa gauche, saint Jean Baptiste ; les anges, les apôtres, les saints, les martyrs etc. suivent des deux côtés selon un ordre établi.
Diamonitirion : Laissez-passer pour pénétrer au mont Athos. Généralement délivré pour quatre jours.
Diptyques : Liste nominative des vivants et des défunts pour qui l’on prie particulièrement.
Ecclésiasticos : moine chargé des luminaires et d’autres taches au cours d’un office.
Ecriture neumatique : Système de notation musicale né de l’écriture vers le XVIème siècle avant Jésus-Christ (Babylone) et qui évolue jusqu’au moyen age, tant en Occident qu’à Byzance . Il s’agit d’une projection graphique des mouvements de la voix chantée et permet, par un système de signes posés au-dessus du texte à chanter, d'indiquer si la voix monte ou descend.
Epiclèse : Invocation à l'Esprit Saint, après l’anaphore, pour qu’il opère le changement des Saints Dons en Corps et Sang du Christ
Hésychia : Du Grec hesychasmo signifiant être en paix, garder le silence. Pratique spirituelle mystique enracinée dans la tradition de l’Eglise orthodoxe. Elle vise la paix de l'âme ou le silence en Dieu. Cette tradition trouve son expression dans la Philocalie des Pères neptiques
Higoumène : Père Abbé d’un monastère
Iconostase : Cloison typiquement à trois portes (portes royales au centre et portes diaconales de chaque coté), munie d'icônes, séparant le sanctuaire de la nef de l’église.
Isson : Signe de l’écriture neumatique du chant byzantin qui marque la continuation de la note précédente. Par extension, partie vocale du chœur qui, sur une seule note, accompagne la mélodie.
Litie : Prières de supplication dites aux vêpres des fêtes
Métanie : Petite métanie, inclination profonde du buste, la main droite touchant terre ou grande métanie, prosternation jusqu’à terre, suivies d’un signe de croix.
Métochion : Dépendance d’un monastère.
Moleben : Office d’intercession pour un ou plusieurs vivants.
Myron : Huile consacrée par le Patriarche, servant dans le sacrement de chrismation et d’autres consécrations : églises, autels, antimensions, icônes... Désigne aussi le parfum diffusé, miraculeusement, de certaines icônes.
Myrophores : "qui portent les parfums". Le lendemain de Pâques quelques saintes femmes apportèrent des onguents au tombeau de Christ. Elles virent un ange qui les rassura en leur disant: "Ne craignez point... Il est ressuscité, il n'est pas ici... Il vous précède en Galilée" Marc 16
Narthex : Entrée d’une église. Espace intermédiaire précédant la nef.
Neptique : Qui a trait à la Nepsis (vigilance, éveil), ascèse de l’intelligence ou activité de l’esprit qui est attentif et lutte, par la prière et les pratiques ascétiques, contre l’assaut des pensées ou suggestions démoniaques
Orthos : Office des matines le plus souvent suivi de la Divine Liturgie ou, en son absence, par l’office de Prime.
Pannichide: Office en commémoration des défunts orthodoxes, souvent célébré entre le décès et les funérailles et aussi les 3e, 7e et 40e jours après le décès.
Pantocrator : Icône du Christ manifestant la Majesté divine du Créateur et Sauveur. Le Christ est généralement assis sur un trône de gloire.
Polyélaios (ou Polyéléos) : Volumineux lustre occupant le centre de la nef. Il est généralement couplé à un lustre en couronne (le choros). Lors de certains offices particulièrement solennels, les cierges sont allumés et les deux parties mises en mouvement par l’ecclésiasticos.
Prosphores : Pain levé pour la célébration eucharistique : un pain rond en deux parties superposées et marqué d'une croix et de l'inscription ISXS NIKA (" Jésus Christ vainqueur ")
Proscomédie : Office de la Préparation des Saints Dons, c’est-à-dire le pain et le vin, pour la célébration eucharistique
Proskynitaire : Sorte de pupitre sur lequel est placé l’icône offerte à la vénération.
Rason : Manteau noir monastique à larges manches
Schème : Habit monastique.
Simandre : Planche de bois sur laquelle on frappe, habituellement avec un marteau de bois, dans un monastère pour annoncer les offices.
Skite : Habitation ou groupement d’habitations occupées par un ou un petit nombre de moines
Synapte : Prière de demandes
Stichère : Strophes poétiques intercalées entre les derniers versets des psaumes aux vêpres et aux matines
Trisagion : Hymne trinitaire chantant à trois reprises: Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous ;
Tropaire : Strophe ou courte hymne poétique résumant l’esprit d’une fête
Typicon : Ensemble des règles fixant la vie d’un monastère ainsi que le cérémonial liturgique et les rubriques pour les différents offices
Varia : Signe de l’écriture neumatique du chant byzantin qui accentue la note qui lui succède.
